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Nichoirs à Faucon crécerelle

Depuis 2000, d'étranges boites métalliques sont installées sur les pylônes soutenant les câbles à haute tension.

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À l'initiative d'Olivier et Bernard Poncin habitants la commune voisine d'Ottignies, 4 nichoirs expérimentaux ont été installés dans la région. À Court-Saint-Étienne, Ottignies et Mont-Saint-Guibert, grâce à la collaboration de la société de distribution d'électricité, Electrabel à l'époque, des nichoirs en aluminium sont placés à quelques dizaines de mètres du sol, bien en dessous des fils à haute tension. Dès le premier printemps, 3 couples de faucons occupaient les nichoirs et 14 petits voyaient le jour. Fort de ce succès, la société distributrice, aujourd'hui Elia, a continué la pose de nichoirs en Wallonie et en Flandre.

Si le Faucon crécerelle ne construit pas son nid lui-même, il a une grande faculté de nicher dans des endroits les plus variés : un simple rebord de fenêtre, la fourche d'un arbre, un ancien nid de corneille. Il se contente de décortiquer quelques pelotes de réjection pour y déposer ses 4 à 7 œufs qu'il couve une trentaine de jours. Après quelques semaines, les jeunes quitteront l'aire.

Vous reconnaissez tous le Faucon crécerelle, grand comme une tourterelle, avec ses ailes pointues caractéristiques des Falconidae et sa longue queue et surtout son vol en sur place dit « du Saint-Esprit ». Mais cherchez à distinguer les mâles adultes d'un roux uniforme avec une tête gris bleuté; la queue également gris-bleuté se termine par une large bande noire. La femelle adulte et les jeunes immatures sont d'un brun-roux maculé de fins dessins brun-noir.

JPhL décembre 2007


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