{"id":1597,"date":"2018-08-15T09:41:03","date_gmt":"2018-08-15T07:41:03","guid":{"rendered":"http:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/?page_id=1597"},"modified":"2018-08-15T10:14:26","modified_gmt":"2018-08-15T08:14:26","slug":"le-bathyscaphe-des-professeurs-piccard-et-cosyns-dit-boule-de-piccard","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/les-patrimoines\/le-patrimoine-historique\/archives-des-usines-emile-henricot\/le-bathyscaphe-des-professeurs-piccard-et-cosyns-dit-boule-de-piccard\/","title":{"rendered":"Le bathyscaphe des professeurs Piccard et Cosyns dit \u00ab\u00a0Boule de Piccard\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>Avec l&rsquo;aimable autorisation de Mme Josiane Duboisdenghien, nous reproduisons ici les commentaires de M. Michel Duboisdenghien. Dans son livre intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Derri\u00e8re chez moi &#8211; Court-Saint-\u00c9tienne de 1830 \u00e0 1990\u00a0\u00bb, au chapitre consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, il raconte l&rsquo;histoire du prestigieux bathyscaphe ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment celle de la r\u00e9alisation de la nacelle, pi\u00e8ce ma\u00eetresse du bathyscaphe (cliquer sur le dessin pour ouvrir une fen\u00eatre de l\u2019image agrandie) :<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/New_Site\/images\/bathyscaphe.jpeg\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/New_Site1\/styled-4\/styled-5\/styled-17\/files\/pasted-graphic.jpg\" alt=\"Pasted Graphic\"\/><\/a><figcaption>R\u00e9f\u00e9rence des archives : F11-500 1947<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00ab C\u2019est au lendemain de la seconde guerre mondiale que le Fonds national de Recherches scientifiques, d\u00e9cida de financer une exp\u00e9dition sous-marine destin\u00e9e \u00e0 l&rsquo;exploration des tr\u00e8s grandes profondeurs sous la direction du savant suisse Auguste Piccard, de l&rsquo;Universit\u00e9 Libre de Bruxelles, et de son collaborateur Max Cosyns.\u00a0<br\/>La r\u00e9ussite de cette entreprise d\u00e9pendait en tout premier lieu de l&rsquo;ex\u00e9cution impeccable d&rsquo;une pi\u00e8ce unique, la nacelle, suivant les prescriptions rigoureuses et pr\u00e9cises du Professeur Piccard. Les U.E.H. eurent l&rsquo;honneur et la responsabilit\u00e9 de construire cette nacelle. Un luxe inou\u00ef de mesure fut n\u00e9cessaire pour mener \u00e0 bien cette t\u00e2che. Le num\u00e9ro d&rsquo;avril 1962 du p\u00e9riodique \u00a0\u00bb Documentation \u00a0\u00bb des U.E.H. nous raconte :<br\/>\u00ab\u00a0Apr\u00e8s avoir mis tout en \u0153uvre pour obtenir une pi\u00e8ce moul\u00e9e exempte de d\u00e9faut de fonderie, il restait un point extr\u00eamement important : pr\u00e9voir une r\u00e9serve d&rsquo;acier suffisante d&rsquo;une part, et un refroidissement de la pi\u00e8ce bien d\u00e9termin\u00e9 d&rsquo;autre part, pour que la solidification se fasse r\u00e9guli\u00e8rement en n&rsquo;importe quel point de la pi\u00e8ce. L&rsquo;examen ult\u00e9rieur par le radium devait v\u00e9rifier cette condition importante. Mais il a fallu, pour chaque demi-sph\u00e8re, un poids d&rsquo;acier liquide de douze tonnes pour r\u00e9aliser une pi\u00e8ce ne pesant plus que cinq tonnes apr\u00e8s l&rsquo;usinage final.\u00a0<br\/>Le contr\u00f4le a permis de s&rsquo;assurer qu&rsquo;en aucun point, la r\u00e9sistance du m\u00e9tal n&rsquo;\u00e9tait inf\u00e9rieure \u00e0 nonante-sept kilos\/mm\u00b2\u00a0 ni sup\u00e9rieure \u00e0 cent kilos\/mm\u00b2 : limites remarquables et tr\u00e8s voisines.\u00a0<br\/>Les deux faces formant le joint autoclave ont subi un ajustage compl\u00e9mentaire rectifiant la planitude avec une tol\u00e9rance de l&rsquo;ordre du centi\u00e8me de millim\u00e8tre, condition des deux demi-sph\u00e8res par la pouss\u00e9e consid\u00e9rable exerc\u00e9e par l&rsquo;eau aux basses profondeurs, pouss\u00e9e atteignant quinze mille tonnes \u00e0 la profondeur de quatre mille m\u00e8tres.\u00a0\u00bb<br\/>La nacelle, pi\u00e8ce ma\u00eetresse du bathyscaphe, commenc\u00e9e le 15 juillet 1946, fut termin\u00e9e le 19 juillet 1947. Elle servit non seulement aux exp\u00e9riences de Piccard mais \u00e0 celles de la marine fran\u00e7aise et gr\u00e2ce \u00e0 elle, pour la premi\u00e8re fois, l&rsquo;homme put atteindre la profondeur fantastique (surtout pour l&rsquo;\u00e9poque) de quatre mille cinquante m\u00e8tres. Faisons n\u00f4tre la conclusion de l&rsquo;article de Documentation :<br\/>\u00ab\u00a0Et voil\u00e0 donc comment la science a pu s&rsquo;enrichir de renseignements importants sur la vie \u00e0 des profondeurs jusque l\u00e0 inexplor\u00e9es, voil\u00e0 comment la faune sous-marine fit la connaissance des humains, tout cela gr\u00e2ce \u00e0 un engin construit \u00e0 Court-Saint-\u00c9tienne, tout p\u00e9tri du labeur, du soin, de l&rsquo;intelligence du personnel de notre usine\u00a0\u00bb. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 nos photos d&rsquo;archives, d\u00e9couvrez en images\u00a0<a href=\"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/les-patrimoines\/le-patrimoine-historique\/archives-des-usines-emile-henricot\/le-bathyscaphe-des-professeurs-piccard-et-cosyns-dit-boule-de-piccard\/archive-no-h419-le-bathyscaphe-des-professeurs-piccard-et-cosyns-dit-boule-de-piccard-photos-des-phases-de-fabrication\/\">quelques phases de la fabrication<\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/New_Site1\/styled-4\/styled-5\/styled-18\/index.html\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/New_Site1\/styled-4\/styled-5\/styled-17\/files\/page00.jpg\" alt=\"Page00\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><br\/><strong>Bibliographie :<\/strong>\u00a0<strong>Archives<\/strong>\u00a0<strong>du Patrimoine St\u00e9phanois a.s.b.l.<br\/>DUBOISDENGHIEN M., 1993. Derri\u00e8re chez moi &#8211; Court-Saint-\u00c9tienne de 1830 \u00e0 1990. \u00c9d. Quorum, 160 p.<\/strong><br\/><br\/>Jean Philippe LEFIN 12\/2003<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec l&rsquo;aimable autorisation de Mme Josiane Duboisdenghien, nous reproduisons ici les commentaires de M. Michel Duboisdenghien. Dans son livre intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Derri\u00e8re chez moi &#8211; Court-Saint-\u00c9tienne de 1830 \u00e0 1990\u00a0\u00bb, au chapitre consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, il raconte l&rsquo;histoire du prestigieux bathyscaphe<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":1440,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1597"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1597"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1597\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1623,"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1597\/revisions\/1623"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1440"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.patrimoine-stephanois.be\/wp\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1597"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}