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La Chapelle aux Sabots, appelée aussi Chapelle Notre-Dame aux Sabots était anciennement située sur un promontoire d’où l’on découvrait le vaste plateau du Céroux. Entourée de trois tilleuls, elle centrait un carrefour de cinq chemins dont deux très anciens : l’un reliait Genappe à Wavre et l’autre Nivelles à Wavre. Sa situation fait supposer que la chapelle actuelle a vraisemblablement succédé à un monument païen du temps de l’occupation romaine de nos régions. Plusieurs légendes y sont rattachées, mais comme sur le socle on peut lire : « N.D. De Grâce PPN Vouée par JA Leurquin et AM Defalque l’an 1774 » et qu’à l’intérieur une plaque porte l’inscription « En mémoire de ma famille et de notre petit Pierre Lannoye Dr L Dessy », on peut en déduire que la chapelle a été érigée en 1774 par J. A. LEURQUIN en mémoire de sa mère décédée en couches lors de sa naissance le 27 août 1743 et que son arrière-arrière-petit-fils, le docteur L. DESSY, restaure la chapelle en 1920 et y dépose la plaque à l’intérieur en mémoire de son fils adoptif P. LANNOY. Avec l’aimable autorisation de Mme Josiane Duboisdenghien, nous reproduisons ici un texte de M. Michel Duboisdenghien. Dans son livre intitulé « Dans les rue du Village – histoire de Court histoire tout court », l’auteur nous rappelle les origines plus « profanes » de la chapelle. « … Une légende fort répandue rapporte que deux mégères – pour des raisons sentimentales disent certains – se seraient battues en cet endroit, à coups de sabots et que, l’une d’elles y aurait trouvé la mort. La chapelle aurait été érigée en signe d’expiation… »  Une autre origine possible du nom original de cet édicule est la situation discrète de son emplacement. A l’abri des regards, elle servait de point de ralliement aux amoureux. Certains ont pris l’habitude d’y accrocher un sabot, dans l’espoir d’attirer les bonnes grâces de Notre Dame par leur idylle naissante. 

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Bibliographie :

– Archives du Patrimoine Stéphanois a.s.b.l.
– DUBOISDENGHIEN M., 1992. Dans les rues du village – histoire de Court histoire tout court. Ed Quorum, 167 p.
– PILLOY-CORTVRIENDT P., 1980 et sv. (addenda 1995). 1218 Curtis Sancti Stephani. Guide
– inventaire de Court-Saint-Etienne. Ed. Philsteph, 587 p.

Jean Philippe LEFIN 01/2004