Notes préliminaires :
les numéros entre
parenthèses renvoient à la carte de la promenade.
longueur 4,5km
Niveau : facile
Une promenade entre passé et avenir : nous allons parcourir un paysage morcelé par l'urbanisation galopante de la région de Louvain-la-Neuve. Entre lotissements, zoning, voies rapides et voies ferrées, il reste des espaces préservés, témoins des paysages campagnards de jadis.
Nous partons de l'école de Beaurieux, rue du Grand Philippe (1), à côté de laquelle nous laissons les voitures sur une esplanade dominant la vallée de l'Orne. Depuis ce promontoire rocheux nous observons à gauche la voie ferrée du Luxembourg et à droite les vestiges des anciennes papeteries. En contrebas, se trouve l'ancienne carrière Dohet où était extraite la pierre locale. Nous prenons à droite à la sortie de l'esplanade vers la Chapelle Saint Lambert de Beaurieux (2). A l'intérieur de celle-ci se trouve le Christ en chêne qui était autrefois celui du Calvaire de la Quenique (cfr. Promenade de Franquenies). Entre les numéros 10 et 12 de la rue, nous remarquons des pierres dans les pignons, témoins des assises géologiques de l'endroit. A notre droite, nous avons une vue sur le versant gauche de l'Orne.
Nous passons sous le chemin de fer et nous tournons à gauche dans le sentier en contrebas de la voie. Les genêts nous rappellent que nous sommes sur un sol sablonneux, lande à bruyères qui s'étendait depuis Ottignies, à l'origine de nombreux lieux-dits “Bruyères de…”. Nous observons aussi des clématites qui se plaisent dans les remblais secs des talus de chemin de fer comme nous le verrons à d'autres endroits. Ici, le chêne est pédonculé. Il côtoie l'aubépine, l'érable plane, le saule, le frêne, le noisetier. Au printemps, le sol est couvert par l'anémone sylvie blanche, et la ficaire fausse renoncule jaune.
Nous prenons le premier sentier à droite et nous longeons une prairie. Nous descendons vers la rue Fossé des Vaux (du pluriel de val et non les petits de la vache!) et nous voyons en face de nous de grands peupliers garnis de boules de gui. Nous remontons la route vers la droite. Celle-ci est bordée de hauts talus couverts de robiniers (faux acacias) indicateurs du sol sablonneux que nous pouvons observer ici. Nous arrivons au sommet du col du Haut de Beaurieux (125m.) (3).
Nous pourrions descendre la route très passante (attention à la circulation automobile!) pour rejoindre au-delà du deuxième pont un chemin à droite qui nous conduirait par une belle drève de tilleuls à l'ancienne Ferme de Profondval (4). Le retour se ferait par le même chemin pour retrouver le circuit.
Mais tournons plutôt tout à fait sur notre gauche dans un chemin bitumé, dénommé rue de la Quenique, qui nous mène sur le plateau. Des saules de différentes espèces poussent à gauche et à droite de l'entrée du chemin. Admirons la vue à gauche, vers la vallée de l'Orne pour nous consoler de la vue et du bruit, à droite, de la RN25. De ce côté nous apercevons le versant droit de la vallée du Ruchaux couvert entre autres de pins sylvestres typiques du sol sablonneux des “Bruyères de Mousty”, et en tournant le regard vers la gauche, Ottignies puis le plateau de la Quenique et enfin, couronnant la vallée de l'Orne, le Chenoy.
A notre gauche, le “Bois Catherine” parsemé de maisons. Nous prenons la première à droite, la rue du Chaurly (charron en wallon). Son parcours a été complètement remodelé pour passer sous la RN25 et la voie ferrée de Louvain-la-Neuve. Arbres et arbustes retiennent efficacement le talus; dans les plus hauts d'entre eux, des pies ont construit leurs nids surmontés de leur dôme de protection.
Nous arrivons sur la rue du Ruchaux. En face de nous, une ancienne ferme en pierre (5). Dans le pignon, sur les montants de la fenêtre, nous pouvons encore deviner des signes lapidaires, signatures du maître de carrière qui a fourni les pierres de taille.
Nous faisons quelques mètres sur la gauche et nous prenons à droite, dans la haie, un escalier qui descend vers le ruisseau du Ruchaux dit aussi Ry Angon à l'origine de la légende du Trou du Serpent. Nous traversons un paysage étrangement préservé (6), petit coin de rêve presque à l'abri du bruit. Le ruisseau est bordé de vieux saules taillés en têtard. Les fagots de saule étaient presque aussi appréciés que ceux d'aulne pour le coup de feu de haute température donné avant la cuisson du pain. Nous passons sur la rive droite du ruisseau qui marque la limite avec Mont-St-Guibert. Nous remontons le long du pré. Nous rejoignons le chemin des Bruyères ou rue des Bruyères. Devant nous et aussi à notre droite, deux maisons anciennes possèdent encore leur four à pain. A notre gauche, l'ancienne maison de campagne d'Adolphe Mortier, enfant du pays, grand promoteur de la culture wallonne.
Nous descendons vers la gauche. Remarquons le seuil en “pierre de La Roche” de la première maison à notre droite. Nous en verrons d'autres plus loin. Dans le tournant, nous observons un affleurement rocheux. Plus bas, nous pouvons distinguer la trace de briques mises sur champ à mi hauteur de la façade du corps de ferme à notre droite (au N°2): elles témoignent de l'évolution de nombreuses habitations rurales à la fin du XIXème siècle qui furent alors remontées d'un étage et couvertes de tuiles à la place du chaume. Dans le pignon, au bord du ruisseau, est aménagée une potale. Nous passons au-dessus du ruisseau qui traverse la route dans un aqueduc et nous nous retrouvons sur Court-St-Etienne. Nous pouvons constater la très forte érosion des berges, apparue ces toutes dernières années, lors de l'urbanisation de l'amont. Les pluies qui ne peuvent plus percoler dans le sol se précipitent directement dans le ruisseau et minent ses rives. Nous voyons encore une ancienne petite maison chaulée dont les murs ondulants, en partie de moellons, laissent deviner une existence longue et troublée. Le bois de Morimont sur notre droite, ancienne lande à bruyères, est formé de châtaigniers et de pins sylvestres auxquels se mêlent des chênes rouges, des chênes pédonculés peu adaptés à ce sol sablonneux et des hêtres. La faune y est abondante en chevreuils et renards auxquels s'ajoutent maintenant des fouines.
Après une montée assez raide bordée d'un talus où abondent les groseilliers à maquereaux, nous arrivons à un carrefour. Nous traversons et continuons tout droit vers le pont au-dessus des chemins de fer (7) du Luxembourg et de Louvain-la-Neuve, futur RER. On retrouve les clématites bien visibles tout l'hiver par leurs fruits cotonneux issus de fleurs sans pétales. Du haut du pont, nous avons un point de vue à 360° : Ottignies et le Bois des Rêves à droite, le bois de la Quenique devant nous et la décharge de Mont-St-Guibert sur la gauche. Ce lieu fut le témoin de combats en mai 1940.Nous marchons le long de la route pour rejoindre le début du bois à notre gauche. Nous prenons le premier chemin entre les arbres qui nous conduit à travers un peuplement de pins sylvestres, de châtaigniers et de chênes rouges jusqu'à la rue de la Quenique où nous tournons à gauche vers la Ferme Blanche (8), l'actuelle Ecole Steiner. Nous venons de longer l'antique nécropole de la Quenique (cfr. Promenade de Franquenies). Passé la Ferme Blanche, nous jouissons d'une belle vue à notre droite sur la vallée de l'Orne.
Nous passons sous la RN25 et nous prenons le deuxième chemin à droite, la rue Baudoux, vieux chemin creux en pente qui nous conduit jusqu'à un carrefour. Nous prenons tout à fait à notre gauche, dans la rue Fossé des Vaux, en remarquant au passage le cèdre dans un jardin à notre droite. Un peu plus loin, la petite chapelle Casse, partiellement enterrée lors de travaux d'aménagement assez récents, est dédiée à Notre Dame des Affligés (9). Avant d'arriver au tunnel sous le chemin de fer, nous tournons à droite dans un sentier qui monte entre les jardins et nous ramène rue du Grand Philippe pour rejoindre à droite l'école de Beaurieux (1).