IntroductionPatrimoine HistoriquePatrimoine MonumentalPatrimoine ArtistiquePatrimoine Naturel

Itinéraire détaillé de la 

Promenade n° 3 :

Promenade de La Quenique
à Franquenies

Note préliminaire : les numéros entre parenthèses renvoient à la carte de la promenade.

    Nous partons du Parc à Mitrailles (1), grand hall construit en 1951 pour abriter les mitrailles destinées aux fours électriques produisant des aciers spéciaux. Nous marchons entre le chemin de fer et le mur de l’ancienne usine Henricot n°2 (voir aussi Le Patrimoine Historique : Archive des Usines Henricot) . Bientôt nous arrivons à une passerelle de béton (2) qui enjambe les voies. Etrange passerelle qui ne possède pas d’escaliers mais une rampe en zigzags qui permet aux cyclistes de l’emprunter facilement. Nous l’empruntons aussi, pédestrement. De là-haut, nous pouvons voir à gauche des voies, vers Mousty, une friche derrière laquelle on devine des bâtiments industriels. Là se trouvait la filature Van Hoegaerden qui employait encore 500 personnes en 1974 et ferma ses portes en 1982, deux ans avant les usines Henricot. Depuis, une entreprise, CP Bourg, s’est installée dans l’ancienne filature. Nous débouchons sur une route bordée par le Bois de Franquenies. Nous la descendons vers la gauche et, au premier carrefour marqué, devant nous, par un ancien marteau-pilon à air comprimé (3), mis en service en 1935 et placé là en souvenir des usines Henricot, nous prenons la rue à droite.


marteau-pilon à air comprimé 1935

    Arrivés à un tournant, nous apercevons devant nous la Ferme de Franquenies ou de Spangen (4), du nom du dernier seigneur de l’Ancien Régime, ancien manoir en brique et schiste du XVIIème siècle qui dépendait de la seigneurie d’Ottignies.


La ferme de Spangen

    Nous prenons à droite la Rue Chapelle de Cléricy montant vers les bois. Cet ancien Chemin du Champ de Franquenies joignait Franquenies à Beaurieux  et marque la limite entre Court et Mousty. Passé les quelques nouvelles maisons, notre chemin devient encaissé avant d’atteindre le plateau. Nous longeons une plaine qui rejoint en pente douce le Ry Angon et la vue qui s’offre à nous mérite notre intérêt. Dans le creux d’un vallon nous apercevons les maisons du quartier du Blocry à LLN. Au bout des champs à notre gauche, le versant qui forme la rive droite du ry Angon est escarpé et boisé : on peut y distinguer des pins sylvestres, signes d’un sol pauvre, sablonneux que nous retrouverons plus loin dans notre promenade. Nous cheminons jusqu’à la route qui conduit de Court au Ruchaux et nous tournons à droite. Nous marchons prudemment sur la route qui est assez fréquentée par les automobilistes et au bout d’une cinquantaine de mètres nous empruntons sur notre gauche le premier petit sentier perpendiculaire à cette route.

    Nous avons atteint le Plateau de la Quenique (5). Entre l’Orne au sud, la Dyle et la Thyle à l’ouest et le ry Angon au nord, le plateau est formé de sables bruxelliens et en observant les arbres autour de nous, nous retrouvons des essences peu exigeantes propres à ce type de sol : pins sylvestres, pins noirs, chênes rouges d’Amérique, châtaigniers… . Avant d’être planté, ce plateau était une lande à bruyères, dite en 1773 Bruyère Henri Duchesne. Au bout du sentier, nous rejoignons un chemin bitumé qui conduit à Beaurieux en passant par la Ferme Blanche, actuellement école Steiner, que nous apercevons à notre gauche mais nous tournons à droite pour rejoindre le carrefour en étoile (6) situé à quelques dizaines de mètres. Le bois de  pins à notre gauche doit retenir toute notre attention. Si nous sommes suffisamment attentifs, nous devinons çà et là des bombements du sol plus ou moins prononcés et répétés… .Nous traversons une nécropole rassemblant des tombes de l’Âge du Bronze, plates, et des tombelles de l’Âge du Fer, petits tertres encore visibles aujourd’hui (voir Le Patrimoine Historique : La Quenique ou les nécropoles à Court-Saint-Etienne aux âges pré-romains ). Le blason de la commune  en fait d’ailleurs mention dans son premier quartier (voir les armoiries de Court-Saint-Etienne ).

    Nous voici au carrefour. Avant de tourner dans le sentier qui s’engage à notre gauche, nous apercevons une trace de tombelle encore bien visible sur laquelle fut érigé au début du XIXème un calvaire, disparu aujourd’hui, baptisé Calvaire Liboutton et dont le Christ est conservé dans la chapelle de Beaurieux. Remarquons que nous gardons le même type de végétation autour de nous. Arrivés à un embranchement, nous continuons droit devant nous délaissant le sentier sur notre gauche. Le chemin se creuse de plus en plus dans les sables au fur et à mesure que nous redescendons du plateau. Il s’agit d’un véritable "chemin creux". Comme les moutons de Panurge, les hommes passant depuis des millénaires par le même chemin auraient provoqué une érosion, accentuée par le ruissellement, qui a fait reculer le talus depuis la vallée vers le haut du plateau, creusant le "chemin creux". Ce chemin nous conduit à la Rue du Tienne d’où on peut apercevoir la flèche de l’église paroissiale qui domine le vieux Court. À partir d’ici, en étant attentifs, nous pouvons remarquer au long de notre promenade quelques maisons en "pierres de schiste" extraites sur place.

    Nous prenons cette rue à droite pour quelques pas puis tournons à gauche dans le petit sentier qui dévale. Dans le tournant du sentier, nous tombons sur une petite chapelle dite Chapelle Charlier (7) qui aurait été édifiée au début du siècle passé selon le souhait d’une jeune fille morte de langueur. Au bas du sentier, nous débouchons ruelle Crombez et prenons à droite. Nous arrivons à la Rue des Écoles que nous traversons pour nous retrouver sous un tilleul planté en 1930, l’Arbre du Centenaire (8). Nous poursuivons la descente et traversons la Thyle sur la passerelle en bois qui nous conduit au Hall n°11 (9), témoin précieux et d’ailleurs classé en 1995, construit au tournant des XIXème et XXème siècles à l’emplacement du Grand Moulin, berceau des usines métallurgiques Émile Henricot. Nous voici revenus dans la vallée. Le Hall est encore entouré d’un terrain en friche où s’aménage le nouveau cœur de Court. Nous longeons la Thyle qui coulait jadis sous l’usine n°1 et qui retrouva l’air libre après la démolition de celle-ci en 1996; nous traversons les nouveaux quartiers et nous dirigeons vers le passage à niveau. Devant nous, de l’autre côté du chemin de fer, nous distinguons différents bâtiments de l’Usine Henricot n°2: (de g. à dr.) le Foyer Populaire (1913), le Dispensaire accolé à ce dernier (1922), la Conciergerie (1908) et les Grands Bureaux (1926). Accordons également un moment d’attention à la Gare (10), beau bâtiment de 1926 dans le style des cités-jardins anglaises, heureusement conservée.

    Nous traversons le passage à niveau et nous tournons à droite pour rejoindre le Foyer Populaire et le Parc à Mitrailles, notre point de départ.