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Itinéraire détaillé de la 

Promenade n° 12 A : Promenade des Monuments
au Centre

et

Promenade n° 12 B : Promenade de l'Orne
au Centre et à Beaurieux

 

Note préliminaire : les numéros entre parenthèses renvoient à la carte de la promenade.  

Itinéraire initial commun aux deux promenades

Entamons cette promenade rue Belotte, devant le Foyer Populaire (1). Ce bâtiment est une salle de délassement construite en 1913 par les frères Paul et Fernand Henricot - Maîtres de Forge - pour organiser des manifestations à caractère culturel et social. Cette salle de 280 places assises a accueilli des œuvres d’opérette, de musique, de cinéma et des bals.

Le dispensaire construit en 1922 a permis de soigner les malades et les blessés légers.

Les usines Émile Henricot après leur fermeture en 1984, ont été démolies en grande partie; de l’Usine n°2, il reste la conciergerie construite en 1908 comme bureau d’abord, les grands bureaux en 1926, le Parc à Mitrailles de 1951. Nous verrons plus loin le Hall n°11 qui est le seul vestige de l’usine n°1.

La Gare (2) de chemin de fer actuelle sur la ligne Charleroi-Louvain a été construite en 1926.  C’est en 1854 qu’une première ligne relie Wavre à Nivelles et l’année suivante, Louvain à Charleroi. La particularité de ces deux lignes est qu’elles sont communes jusque Court-Saint-Étienne où elles se séparent, l’une suit la Thyle et l’autre la Dyle. Une gare est construite entre les deux lignes, ce qui nécessite deux passages à niveau dans la rue Emile Henricot.

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La construction de la nouvelle gare en 1926 et le déplacement des voies de la ligne vers Charleroi en 1930 réduisirent la distance entre les passages à niveau. 

Le bâtiment est un exemple de gare inspirée par le style des cités-jardins construites au lendemain de la première guerre mondiale. Ce bâtiment tout en longueur, en briques et en pierres calcaires, comporte deux niveaux coiffés d’un toit en bâtière de tuiles ponctué de lucarnes. L’entrée principale est inscrite dans une façade-pignon. La façade est animée par une arcature arasée de briques décoratives et de corbeaux taillés en pierre bleue, et cela souligne les deux étages. Dans les pignons, par une ornementation de sgraffites, un cartouche porte le nom de la localité, avec à gauche le sigle de la SNCB et à droite les armoiries de Court. La stylisation du trait et les motifs végétaux rappellent l’Art Déco.

Nous voici dans la rue É. Henricot, à gauche l’usine n°1 démolie fait place à un ensemble immobilier appelé le Courneuve (3). Contournons ces bâtiments et longeons la Thyle jusqu’au Hall n°11 (4).

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En face, nous apercevons la rue de la Taverne avec sa grange et sa “franche taverne”.

Traversons la Thyle par le pont en bois, et atteignons la rue des Écoles où a été planté l’Arbre du Centenaire (Tilleul remarquable) (5).

Prenons la rue Crombez et montons le sentier 67; dans le tournant a été érigée la Chapelle Charlier. Empruntons la rue du Tienne en longeant le Parc du Château Goblet d’Alviella (6).  

Nous devons choisir entre la promenade courte ou la promenade longue

Promenade courte

Descendons la rue du Tienne jusqu’à la grand route où nous tournons vers la droite. En Abordant la rue de Beaurieux, le bâtiment que nous avons devant nous est le moulin de la chute du Champia sur l’Orne (7).  

Un peu plus loin s’élève la ferme de Han (8).

À cet endroit (B), nous retrouvons la promenade longue et reprenons un itinéraire commun.

Promenade longue vers la Vallée de l’Orne (8 km au total)

Dans la descente de la rue du Tienne, il faut prendre (A) à gauche et monter dans le bois le chemin n°25 vers la rue de la Quenique.

Le plateau de la Quenique est une ancienne nécropole. La plupart des découvertes archéologiques sont conservées au Musée du Cinquentenaire.

Aujourd’hui disparu, le calvaire Liboutton avait été érigé (14) sur une tombelle préhistorique par le bourgmestre Joachim Liboutton (1801-1873) pour la guérison de son fils chétif.

Nous arrivons à proximité de la ferme blanche (15) (17e siècle) Prenons le sentier à droite avant la ferme et descendons vers la RN 25 que nous longeons jusqu’à la rue de Beaurieux qui passe sous la RN 25.

La première rue à droite dénommée rue du Moulin nous mène au moulin de Beaurieux (16). C’est sur une chute de l’Orne que fut bâti un moulin déjà cité en 1312.

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En cet endroit du cours d’eau, le courant est suffisant pour entraîner une roue. On dit alors que le moulin est équipé d’une roue en dessous ou à aubes.

À la ferme de Beaurieux (17), grosse cense remaniée en 1721, prenons la rue Saussale; puis à la prochaine fourche dans les campagnes, prenons à gauche et à quelques pas, nous trouvons dans le fossé la “Pierre qui tourne” (18).

Au prochain carrefour, prenons à droite le Chemin de Nivelles et après être passé sous la RN 25, remontons à gauche en saluant (à droite) un hêtre remarquable (Fagus sylvatica) (19).

Tournons ensuite à droite dans la rue du Chenoy pour longer une haie remarquable d’aubépines (20) et puis encore à droite vers la ferme de Han (8). À cet endroit (B), nous retrouvons la promenade courte et reprenons un itinéraire final commun..

Itinéraire final commun aux deux promenades

Nous continuons notre chemin en longeant le grand mur bordant le parc Goblet. Près du confluent Thyle-Orne, se dresse le moulin Ceulemans (9). Le moulin a cessé toute activité en 1977 et a été restauré et aménagé en appartements tandis que le silo à grains a été transformé en atelier pour la réalisation de décors de théâtre.

Montons la rue du Village qui fut le berceau de Court-Saint-Étienne autour de son château et de son église entourée du cimetière (10).

Au 18e siècle, l’église St Étienne surpasse en beauté et en ornements toutes celles des environs. Outre le vaisseau principal, elle comprend la chapelle castrale ou chapelle Notre Dame et la chapelle de St Jean Baptiste.

La tour est flanquée d’une tourelle ronde  en moellons qui renferme l’escalier; c’est la partie la plus ancienne, un vestige de l’église romane. La tour en pierre bleue, aux murs de 1,64 m à la base et 1,40 m au sommet, est surmontée d’une flèche octogonale percée sur chacune de ses faces de 4 lucarnes en saillie. La couverture est en ardoise. Le cimetière primitif contient encore quelques monuments, citons celui de Joachim Liboutton et celui de Gustave Demolder.

Montons la rue Defalque; à droite, la maison de l’hospital (11), est une maison basse en pierre du pays, elle a gardé son puits du 13e siècle. Elle était occupée par des religieux et servait de refuge pour les voyageurs.

Plus haut à gauche, l’Hospice Liboutton (12) date de 1878 et la Société des eaux arsenicales lui a été associée. Nous longeons alors le Calvaire de la mission de 1836 et arrivons tout en haut au cimetière ouvert en avril 1885.

En 1886, la famille Goblet obtient une concession isolée au centre du cimetière (13) et aussi une allée et entrée particulière avec grilles. L’architecte Adolphe Samyn établit les plans du Mausolée  Goblet d’Alviella où seront gravés les divers signes et emblèmes, empruntés aux principales religions.

Descendons la rue Sambrée. Sur la Place Communale plusieurs monuments ont été érigés: le monument Goblet d’Alviella, le monument Français et le monument aux Morts.

Prenons la rue Emile Henricot; nous arrivons à la Place des Déportés où se dresse le monument Émile Henricot (1838-1910).

Nous rejoignons ensuite notre point de départ.

BIBLIOGRAPHIE

M. DUBOISDHENGHIEN, Dans les rues du Village, Quorum, 1992.
M. DUBOISDHENGHIEN, Derrière chez moi, Quorum, 1993.
M. DUBOISDHENGHIEN, Ciel Orange Henricot… une usine, une école, 1995.
La rue du Village, CHAF, cahier n° 1, 1995.
P. PILOY-CORTVRIENDT, Guide Inventaire de Court-St-Étienne, 1995.
A. Decarnières, 1850-1950 Un siècle d’architecture moderne à Court-St-Étienne, Éd. Patrimoine Stéphanois, 1999
Ph. Jh. LEFEVRE, Histoire de Court-St-Étienne, CHIREL, 2000.
Journées du Patrimoine des 8 et 9 septembre, Court-St-Étienne: Au cœur du village, CHAF, CHIREL et Patrimoine Stéphanois, 2001.