En 1886, la famille Goblet obtient une concession isolée au point central du cimetière et une entrée particulière avec grilles. Le premier plan du cimetière se dessine: la concession Goblet d’Alviella située au centre vers lequel convergent quatre allées perpendiculaires divisant le cimetière en quatre rectangles.
Le comte Eugène (1846-1925) charge l’architecte A. Samyn d’établir les plans d’un mausolée et lui indique les divers signes et emblèmes, empruntés aux principales religions et symbolisant l’Infini et l’espoir de survivance, qui devront être gravés sur le monument. L’inscription "L’Être unique a plus d’un nom" figurant au-dessus des colonnes, résume bien la pensée du comte Eugène Goblet d’Alviella. Rappelons que ce dernier fut professeur d’Histoire des religions à l’ULB puis recteur de cette université avant de devenir sénateur et ministre. Il fut aussi membre de l’Académie Royale et haut dignitaire dans la franc-maçonnerie. Il a publié de nombreux ouvrages et écrits.
L’architecte Samyn basera son projet sur d’anciennes tombes hindoues possédant souvent deux étages surmontés d’une coupole. Le matériau de construction sera la pierre bleue extraite des carrières de Soignies et de l’Ourthe. L'exécution du monument est due à M. Houtstont, sculpteur à Bruxelles. En 1889, le mausolée était achevé. Tous les membres de la famille Goblet d’Alviella y sont inhumés depuis le général Albert.
Dominant le cimetière de ses douze mètres
de hauteur, ce mausolée est assurément un des plus originaux monuments funéraires
de Belgique. Il a été classé
"patrimoine exceptionnel de Wallonie" le 23/09/1988.
Sur les parties planes des piliers et des colonnes, ainsi que sur la face des quatre linteaux de l'entablement sont gavés des symboles et des inscriptions. Afin de les faire ressortir sur le ton de la pierre bleue, ces symboles et inscriptions sont relevés d'or mat. Vous trouverez ici les photos des symboles représentés sur le Mausolée. Les textes explicatifs des symboles sont repris du document publié par Adolphe Samyn.
Sources
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-
SAMYN (Adolphe), Un essai d’application de la symbolique comparée à
l’architecture funéraire : cimetière de Court-Saint-Etienne, Liège, Claesen,
1889, 12p.
Photographies :
- Jean DECHAMPS avril 2004
J. PH. LEFIN juillet 2004
J. PH. LEFIN maj août 2005