À
Beaurieux, implantée discrètement dans le fond de la vallée de l'Orne, cense
en carré de belle dimension située vis-à-vis d'une vaste prairie qui la relie
à la Ferme de Beaurieux. Son porche est enserré d'annexes basses qui longent
la rue de Saussale. L'alignement de celles de gauche se prolonge par une entrée
piétonne entourée d'un chambranle à fasces de pierre et par le pignon percé
de fenêtres du corps de logis.
La
cour se présente en contrebas de la rue et sur son flanc nord se dresse un
imposant corps de logis à sept travées dont le volume domine la dépendance
qui lui est accolée et les constructions en ordre dispersé de ses flancs sud
et est.
La
Ferme de la Vallée occupe une ancienne installation visible sur la carte
Ferraris de 1741. Elle présente la forme d'un quadrilatère clôturé dont les
constructions du XIXe. siècle ont été élevées à partir d'éléments du
dernier quart du XVIIIe. siècle.
À
hauteur de la rue, le mur de clôture en moellons, auquel sont intégrées des
annexes, est percé en son milieu d'un porche encadré de pierres bleues. Le
corps en briques est couvert d'une petite toiture à croupes. Sa partie supérieure
est rythmée , sous la frise à encorbellements, par quatre boulines dans un
carré de pierre. Côté cour, le porche est supporté par une poutre en bois et
comporte en outre une baie de colombier. Le passage lui-même est couvert de
voussettes en briques.
Le
corps de logis peu profond à deux niveaux présente un gabarit caractéristique
du "maître-logis" du XIXe. siècle par la prépondérance sur le
reste des constructions de sa toiture à croupettes. Son allure néoclassique
est assurée par la disposition régulière de ses treize fenêtre à entourage
rectangulaire de pierre bleue et contrevents au rez-de-chaussée. À la troisième
travée, la porte est quant à elle mise en valeur par un encadrement comportant
en outre un linteau-corniche.
La
façade du côté opposé, face à l'ancien verger, présente des ouvertures
plus petites, disposées de manière moins stricte sur six travées.
Les
dépendances des côtés sud et est du quadrilatère sont de moindre intérêt.
À
noter toutefois dans l'axe de l'entrée piétonne, sur le côté opposé, le
percement du mur de clôture par la porte cintrée du XVIIe. encadrée de
pierres blanches.
Sources
:
-
Relevés de la Région wallonne, Division Patrimoine de Wavre.
- Folklore
brabançon, mars-juin 1984.
- Patrimoine monumental de la Belgique, Min. Comm. française, 1974.
- Architecture rurale de Wallonie, Ed. Mardaga, 1992.
- Quelques fermes remarquables de Court-Saint-Etienne, Ed Le Patrimoine Stéphanois
a.s.b.l., 1996
Collectif 1996
Mise à jour 2011