Le château de Court-Saint-Etienne est une construction classique de la fin du dix-huitième ou du début du dix-neuvième siècle. Il est bâti sur l'emplacement d'un château plus ancien dont une gravure d'Harrewyn nous donne l'aspect vers 1690 mais ses origines pourraient remonter à un complexe castral du XIIème siècle. Planté sur un éperon dominant les confluents de la Thyle, de l'Orne et de la Dyle, il s'intègre à un beau jardin anglais créé dans la seconde moitié du XIXème siècle.

Gravure d'Harrewyn 1690
En
1844, le fils du général Goblet, comte d'Alviella, le comte Louis Goblet d'Alviella
épouse la comtesse Coralie d'Auxy de Neufvilles dont la dot comportait le château
de Court-Saint-Etienne. L'examen des cartes du XIXème siècle, dont des
extraits seront visibles dans l'exposition organisée à l'église paroissiale,
permet de retracer l'évolution du parc. Dès la fin des années 1850, les
prairies et les terres, marécageuses, qui entourent la Thyle et l'Orne au pied
du château sont reprises par le général Goblet et son fils. La Thyle est détournée
pour rejoindre en ligne droite l'Orne et son ancien lit devient d'abord un étang
d'agrément avant d'être comblé. Un nouvel étang est créé sur la rive
droite de l'Orne. Quelques chemins sinuent dans un paysage "naturel"
d'arbres, de gazon et d'eau pour former un jardin paysager typique de cette époque.
1775 |
1832 |
1844 |
1858 |
1874 |
1921 |
1981 |
Le
parc comprend de très belles essences et l'inventaire de la Région wallonne en
a répertorié une trentaine. Parmi celles-ci, plusieurs essences exotiques ont
été introduites au début du siècle dernier par le comte Félix Goblet d'Alviella,
grand amateur d'arbres, qui fut d'ailleurs président de la Société Centrale
Forestière de Belgique.

Marc
TILMANS
30/08/2003